Les déboires d’une apprentie entrepreneur. Chapitre quatorze : L’entre-deux

Je ne sais pas si tu es comme moi, mais quand je viens de passer une grosse période intense à travailler sur un projet et que ce dernier se termine, c’est comme si j’avais juste envie de décrocher et de fermer boutique!

 

Puisque j’ai déposé mon plan d’affaires la semaine dernière, je me sentais vraiment déconnectée. J’avais l’impression de ne pas savoir qu’est-ce que je devais faire. C’était vraiment particulier comme sensation.

Avant

Quand j’étais en emploi, lorsque cette baisse d’énergie arrivait suite à un événement, par exemple, j’avais un ou une supérieure qui me disait sur quoi je devais travailler. Maintenant que je suis l’employée, la directrice et la présidente (je passe les autres titres… t’avais compris!), je n’ai personne pour me dire où j’en suis…

Reprendre le retard

Comme chaque période intense de travail apporte son lot de retard sur plusieurs trucs à faire, j’avais tout de même une belle liste qui m’attendait lundi matin. Ai-je besoin de te dire que ce n’était pas des affaires nécessairement trippantes à faire? Payer les comptes, redevenir un parent digne de ce nom, etc.

Être aussi une mère

Tout un hasard, la fête de ma fille était mercredi! Au travers des petites tâches de ma liste, j’ai préparé tout ce qu’il lui fallait pour un anniversaire réussi. Mon chum me dit souvent que je fais de la surqualité… c’est exactement ce qu’il a dit quand il a vu les invitations personnalisées que j’avais faites pour les amies d’Ellie.
Pour préserver mon intimité (laquelle?!?) tu comprendras que j’ai enlevé les informations de contact et notre adresse… on se connaît mais pas tant que ça encore! (Je te rassure, je n’ai pas abusé sur la qualité sur bien d’autres aspects de la fête… comme j’aimerais que tu continues de penser que je suis une pas pire mère, je t’épargne mes négligences!)

Être en plus, une mère engagée

En plus d’être sa fête, ma fille avait le privilège d’être l’enfant vedette de sa classe et ce, toute la semaine. Pour l’occasion, chaque jour elle présentait quelques rubriques de son cahier d’enfant vedette, rempli au préalable par sa maman dans les semaines précédentes (lire ici : rempli en panique par sa mère négligente le dimanche soir…). C’est une belle façon de familiariser les enfants à la prise de parole devant un public et de les faire parler de leurs goûts et préférences puisque ledit cahier contenait tout ce qu’elle aimait.

Pourquoi je te raconte tout ça? Parce qu’une des permissions spéciales de l’enfant vedette est de pouvoir inviter l’un de ses parents à venir passer un moment dans la classe pour parler de son travail ou de faire un atelier. Tu te doutes que ce fût moi l’heureuse (pas tant que ça en y repensant…) élue! Avec les recommandations de la professeure, je leur ai fait faire un pompon en laine qu’on a décoré pour en faire une boule de Noël.


Imagine 7 enfants, tous âgés de 5 et 6 ans, un jeudi après-midi, période de la semaine où, aux dires de la professeure, ils sont le plus turbulents, essayant d’enrouler un fil de laine autour d’un carton, plus ou moins solide (j’ai pris ce que j’avais, t’sais!). Ajoute à cela ma patience légendaire et, au passage, 1 ou 2 amis ayant de la difficulté à écouter les consignes… ça te donne le topo de mon après-midi. Déjà que je me sentais déconnectée cette semaine, imagine après ce moment passé en compagnie de ces boules d’énergie non contrôlées! Le plus drôle dans tout ça c’est que ma journée était loin d’être terminée : je devais assister à l’assemblée générale annuelle de la Société de développement de ma municipalité pour laquelle je suis présidente. Mettons que j’ai déjà été plus en forme pour une réunion!!

Demain est un autre jour

Dans l’ensemble, ma semaine ne fût pas de tout repos mais reflétait bien mon état mental : c’était un peu n’importe quoi! La semaine prochaine s’annonce plus excitante puisque j’accompagne mon chum à Montréal pour son travail. Je pourrai écrire et me recentrer dans un autre décor. Je pourrai aussi en profiter pour voir mon frère et une vieille amie (pas vieille de vieillesse, vieille en nombre d’années d’amitié!). Ça va assurément activer ma créativité et me redonner le focus que le dépôt de mon plan d’affaires m’a fait perdre…

Espérons-le!

Je te laisse sur une photo prise lors de nos vacances en attendant le traversier à l’Isle-aux-Coudres. Je trouve que les rayons qui traversent les nuages imagent bien l’espoir qui m’habite à l’aube de cette nouvelle semaine…

* Hey! Comme tu dois probablement tomber en congé pour les Fêtes, je te laisse abuser des bonnes choses. Je reviendrai, comme à l’habitude à partir du vendredi 5 janvier avec la suite de mes péripéties. *

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