Les déboires d’une apprentie entrepreneure. Chapitre dix : Oups, y’a un nœud!

Comment je te dirais bien ça… Un de perdu, dix de retrouvés?

Tout a commencé avec un lundi de vide dû à une panne de courant qui a duré toute la journée, de 7h16 à 17h30, genre. Puisque mon ordinateur portable n’a aucune autonomie, pas question de travailler sur la batterie, comme on dit… Au début je me suis dit : soit tu t’en vas chez ta mère ou chez une amie pour travailler ou soit tu attends, parce que d’habitude les pannes, ça ne dure jamais longtemps… ERREUR! Comme j’habite à 30 minutes de tout, je me disais que l’heure que j’allais perdre dans mon déplacement ne valait pas le peu de temps d’attente après le retour du courant (toujours avec la prémisse de base : une panne ça ne dure jamais longtemps!).

 

Donc, j’ai passé ma journée à économiser ma batterie de cellulaire (parce qu’imagine toi dont que j’étais à 16 % de charge en me levant!), à vérifier compulsivement le site d’Hydro-Québec dans l’espoir de voir un changement d’état pour ma localité et à tenter de trouver un moyen de recharger mon cellulaire… PATHÉTIQUE mon affaire…

 

J’ai pu laisser aller ma créativité au maximum pour trouver un moyen de m’alimenter! (T’sais quand on est positif dans vie, on prend ça de même…) Finalement, je me suis rappelée que nous avions des petites batteries portatives de recharge et qu’elles étaient, probablement, chargées. J’ai donc, pu me brancher et atteindre un respectable 74 % de batterie, quand même!

 

Et c’est vers la fin de l’après-midi que je me suis fait offrir d’écrire pour une revue, distribuée quatre fois par année dans tous les foyers de la MRC à côté d’où j’habite. Pas n’importe quel article, non, celui qui est annoncé sur la Une! En raccrochant avec la responsable, j’étais tellement inspirée que j’ai commencé ma rédaction sur une tablette de feuilles mobiles, comme dans le bon vieux temps! C’est le lendemain matin que je l’ai terminé en le bonifiant avec des petites informations pertinentes trouvées sur Internet (ben oui, ça m’arrive de faire des textes avec un peu plus de contenu).

 

J’étais vraiment fière de mon article : instructif mais pas trop, imagé et comique et il répondait à tous les barèmes qu’il fallait que je respecte. Avant de peser sur « Envoyer », j’ai tout de même validé mon travail en consultant une précédente édition de la dite revue. Je voulais m’assurer que mon ton était le bon… PENTOUTE! Petit doute a commencé à chuchoter qu’il fallait peut-être que j’ajuste des trucs… Avant qu’il ne continue je l’ai regardé et je l’ai botté! (Tu comprends que c’est une métaphore hein?!?) Et Confiance m’a crié : Au pire tu recommences! J’ai fini par peser sur « Envoyer » sans rien changer à ce que j’avais fait.

 

Résultat : elle a adoré! T’imagine?!?

 

La beauté de la chose, c’est que j’ai pris conscience qu’écrire m’énergisait et que c’était tellement facile pour moi. L’envers de la médaille, par contre, c’est que l’orientation que j’ai ciblée pour mon entreprise n’est pas dans ce sens-là pentoute… Additionné aux résultats de mon étude de marché qui me démontre que les propriétaires de très petites entreprises (la clientèle avec qui je veux travailler), ne sont pas prêts à payer pour le genre de service que j’aurais aimé proposer… ça donne un genre de remise en question profonde et difficile à faire quand ton projet est déjà pas mal avancé… mettons!

 

Parallèlement à ça, j’ai aussi pris conscience que d’écouter et de conseiller me demandait énormément d’énergie, malgré le fait que j’adore ça. Difficile de me voir rencontrer deux à trois clients par jour, pour les accompagner dans leurs démarches de développement en les écoutant et en les guidant. Après une rencontre, d’environ une heure, j’ai juste envie d’aller me coucher…

 

Retour à la case départ…

 

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Quand je suis débarquée dans le bureau de ma coach, la mine à terre (expression saguenéenne), j’avais l’impression d’être tombée sur un méga nœud, comme Clark Griswold, dans Le sapin a des boules, quand il ressort les jeux de lumières tout pognés en tapon… Puisqu’elle est tout simplement extraordinaire, elle a réussi à ramasser ce qui restait de moi et à me montrer comment coller les morceaux de mon casse-tête tout croche! Nous avons passé trois heures à creuser et chercher une voie qui me permettrait d’amalgamer ce que j’avais déjà monté et ce que je souhaitais ajouter.

 

Elle a surtout, réussi à me remonter le moral!! Habituellement nos rencontres durent 1h30, comme elle avait eu une annulation après moi, nous avons continué le travail, malgré qu’elle aurait pu aller se reposer puisqu’elle avec un rhume! Elle le sait, mais je lui répète ici, MERCI Joanne!!! (je te le dis : un plan d’affaires devrait contenir une section « Remerciements » – tu ne comprends pas? C’est que t’as manqué mon dernier billet 😉)

 

La morale de cette histoire?

 

Je me suis rappelée une conférence de Rémi Tremblay (la Maison des leaders), où il comparait la vie à une autoroute : comme sur l’autoroute, nous avons des panneaux nous informant des sorties à prendre ou encore d’un ralentissement, etc. Si on n’est pas attentif, on ne les voit pas… Et on risque de passer à côté de quelque chose de primordial qui nous permettrait d’éviter un accident ou de passer tout droit… C’est donc comme un panneau de sortie à prendre que j’ai encaissé mes constats de cette semaine…

 

Espérons que, comme Clark Griswold, j’arriverai à faire allumer mes lumières!

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