Les déboires d’une apprentie entrepreneure. Chapitre neuf : Rectifier l’assaisonnement

Yo les jeunes! #nostalgie #radioenfer

Encore une belle semaine, juste bien remplie, qui se termine. J’ai pu, une fois de plus, rencontrer des entrepreneurs engagés, intéressants et stimulants! D’ailleurs, si un plan d’affaires était rédigé comme un roman, à la fin j’y mettrais des remerciements pour tous les entrepreneurs que j’ai rencontrés dans mon étude de marché.

 

Ils ont corroboré les données que j’ai déjà recueillies dans les dernières semaines. Comme je n’apprends plus vraiment de nouvelle chose, ma coach me conseillait de me concentrer sur la prochaine étape de la rédaction de mon plan d’affaires, soit l’analyse de ces données-là. Elle m’a aussi demandé de me pencher sur mon modèle d’affaires.

 

 

J’ai ben de la misère avec le concept de modèle d’affaires… j’ai donc effectué quelques lectures sur le sujet et essayé de démystifier la patente. Étrangement, en faisant des recherches Internet, je n’ai pas trouvé autant d’information que j’aurais pensé… Soit je ne cherche pas comme il faut (pourtant je suis une vraie Sherlock!) ou soit il n’y a pas beaucoup d’information à ce sujet sur la toile (j’trouve ça beau la toile!).

Voici mon interprétation de ce qu’est un modèle d’affaires après mon investigation :

 

Communément appelé « business model » ou modèle économique, le modèle d’affaires est la façon dont l’entreprise générera ses revenus, entre autres, et créera de la valeur. On pourrait même le qualifier de mécanisme interne de l’entreprise qui, une fois conjugué avec d’autres processus, permet de transformer les intrants, en produits ou services. En gros, c’est comment la compagnie opère et gère toutes les parties de son entreprise.

 

Je te l’accorde, c’est assez abstrait… Tu comprends maintenant pourquoi j’étais un peu perdue! Si on image la chose avec une belle métaphore, ça pourrait donner ça :

 

Pour l’exercice, le modèle d’affaires sera imagé par une machine à pâte fraîche (mon chum et moi en faisons régulièrement : c’est tellement bon!). Les ressources de l’entreprise (humaines, financières, etc.) sont la farine, les œufs, l’huile, l’eau et tout autre ingrédient ajouté donnant une saveur différente (on comprend que pour l’entreprise ça pourrait être la qualité et l’expertise de sa main d’œuvre ou encore sa place d’affaires très bien située). Une fois la pâte préparée, on doit la faire passer à plusieurs reprises (plus de dix fois) dans la machine à pâte, notre processus d’affaires. Puisqu’une entreprise emploie plus d’un modèle d’affaires, ce que tu fais avec ta pâte lorsqu’elle atteint l’épaisseur désirée (ravioli, fettuccine, lasagne, etc.), est un autre mécanisme que tu utilises, un autre modèle d’affaires que tu conjugues avec les autres.

 

En te décrivant cette métaphore, je me suis rendue compte à quel point les modèles d’affaires sont un levier d’innovation illimité! En t’énumérant des exemples de pâtes qu’il était possible de faire, les gnocchis (qu’on a essayé dimanche pour la première fois!) me sont venus à l’esprit. Par contre, ils ne sont pas faits avec les mêmes ingrédients et ils ne sont pas façonnés avec une machine,  comme les spaghettis par exemple. Ce qui t’illustre à quel point changer ton modèle d’affaires vient transformer ton produit, ton service et/ou ta productivité. C’est juste MA-LA-DE! (ok, je suis un peu TROP enthousiaste…)

 

J’espère ne pas t’avoir perdu au travers d’une métaphore que tu trouves peut-être douteuse… Alors je te ramène à du concret : où j’en suis avec ma fameuse cliente test. Eh bien, après quelques rencontres, discussions et exploration de différentes solutions, nous en sommes venues à la conclusion que je ne pouvais pas réellement l’aider. Tu imagines un peu quels constats ça m’apporte… Jumelé aux résultats de mon étude de marché, ça donne une belle giblotte (tant qu’à être dans la thématique cuisine…). Pour reprendre une expression de grand-parents : je ne sais plus à quel Saint me vouer… C’est comme si je faisais un casse-tête (genre un de 100 000 morceaux, là!) et qu’il me manquait des morceaux de contour (ça ajoute un côté dramatique à mon histoire!). J’essaie, tant bien que mal, de commencer à le faire par le contour, comme tout le monde, mais il me manque des morceaux. Résultat : je dois commencer par le dedans, donc, sortir des sentiers battus, du cadre, et travailler différemment, expliquant ainsi que ce soit, selon moi, plus long que pour les autres…

 

Je laisse les derniers mots de cette chronique à Ricardo, qui guideront, fort probablement, mes actions et réflexions de la prochaine semaine : Rectifier l’assaisonnement (quand on tombe là-dessus dans une recette, mon chum et moi, on a toujours le réflexe de se regarder avec des yeux de harengs frits qui se disent : WTF!).

Article précédent

Entreprise d'ici: Erby Joseph et ses parfums

Article suivant

3 gestes de reconnaissance gratuits à offrir à vos employés

Pas encore de commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *